Header

Évolution de l'industrie du boeuf dans le secteur du détail

Horizontal dotted line

En 2007, le taux de chômage au Canada était le plus bas (6,1 %) des 33 dernières années.

Bien que les industries éprouvent des difficultés à recruter du personnel qualifié, le secteur de l'épicerie au détail et particulièrement les départements de viande fait face à de plus grands défis.

La perception générale des emplois dans le secteur de l'épicerie n'est pas très élevée; les emplois de ce secteur sont considérés comme étant peu payés, avec peu de perspective d'avenir et peu d'opportunités d'obtenir un emploi senior mieux rémunéré. Cet aperçu augmente du fait que le nombre d' emplois à temps partiel dans ce secteur est à la hausse de 42 % à 49 % au cours des 10 dernières années. Plusieurs jeunes employés quittent le secteur avant l'âge de 25 ans.

La rotation de personnel dans le secteur de l'alimentation au détail est plus élevée que dans les autres secteurs; on l'estime à 30 % et plus, principalement dans les départements des périssables (y compris celui de la viande).

Il est de plus en plus difficile de trouver des bouchers qualifiés. Il y avait 10 écoles post secondaires au Canada qui enseignaient ce métier en 1999. En 2004, ce nombre était passé à 5. Les bouchers canadiens vieillissent (on estime qu'en 2004, 1500 étaient âgés de 55 et plus) et qu'il y avait peu de jeunes pour les remplacer. Le Conseil canadien de l'industrie de l'alimentation estime qu'en 2009, près de 15 % des détaillants ne pourront remplir 15 % des cédules de travail dans la coupe de viande.

Un des moyens utilisés pour contrer le manque de bouchers qualifiés consiste de plus nombreux achats de produits déjà tranchés, prêts pour le comptoir. Entre 2002 et 2004, la pénétration de ces produits a augmenté de 49 % à 60 % et ce dans toutes les catégories de protéines. La catégorie du muscle entier de boeuf prêt pour le comptoir est passée de 15 % à 23 %. Celle du boeuf haché de 56 % à 66 %.

En plus des économies de main d'oeuvre, les produits prêts pour le comptoir montrent une augmentation des moyennes de produits en magasin. Selon l'étude de 2004 National Meat Case Study, la moyenne de produits en stock était de 71 % alors qu'elle était de 50 % pour les produits préparés en magasin. En moyenne on trouvait 5 emballages et plus par SKU.