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Notre industrie

Rubriques :

Dotted ArrowSanté animale
Dotted ArrowGénétique et races bovines
Dotted ArrowVache-veau
Dotted ArrowFinition en parc d’engraissement
Dotted ArrowCéréales fourragères de haute qualité
Dotted ArrowTransformation du boeuf
Dotted ArrowDéveloppement de l’industrie

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Santé animale

Au Canada, l’industrie bovine et le gouvernement déploient beaucoup d’efforts pour éradiquer les maladies bovines susceptibles d’avoir des conséquences sur l’économie du pays et la santé du public. Les succès remportés contre les maladies telles que la tuberculose bovine, la fièvre aphteuse et la brucellose et leur éradication du cheptel canadien sont des exemples précis des progrès accomplis par le Canada au chapitre de la santé du troupeau.

Un des faits saillants traduisant la volonté de l’industrie de protéger la santé du cheptel national a été la création de l’Agence canadienne d’identification du bétail (ACIB). Dirigée par l’industrie, l’ACIB exécute un programme national d’identification des animaux qui permet de retrouver le troupeau d’origine de chaque animal au Canada, ce qui réduirait considérablement l’impact de toute éventuelle flambée de maladie. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est chargée de la réglementation et de l’application du programme.

En 1997, le Canada et les É.-U. ont interdit l’utilisation des farines de viande et d’os de ruminants comme ingrédient dans l’alimentation des bovins et autres ruminants (espèces dont l’estomac est divisé en quatre compartiments). Cette intervention s’est révélée la mesure la plus importante pour empêcher la propagation de l’ESB en Amérique du Nord.

Depuis le 12 juillet 2007, la Canada a étendu les mesures d’interdiction aux matières à risque spécifié (MRS) qui sont désormais bannies de tous les aliments pour animaux et des engrais. Cette interdiction s’ajoute aux mesures de prévention de la propagation de l’ESB, car elles éliminent tout risque de contamination croisée des aliments ou d’exposition accidentelle des bovins à des aliments destinés à d’autres espèces animales. Pour plus d’information sur l’interdiction frappant les aliments pour animaux, visitez l’ACIA.

North American BSE Control & Prevention System (Ouvrira dans une nouvelle fenêtre [JPG, 136 Ko, 950 X 587px])

Selon l’Organisation mondiale pour la santé des animaux (OIE), le Canada et les É.-U. sont des pays à « risque maîtrisé ».

Les critères qui définissent les trois catégories de risque sont les suivants :

Risque négligeable : si un pays peut démontrer qu’il se conforme aux mesures de sauvegarde recommandées et s’il n’y a jamais eu de cas d’ESB au sein de son cheptel ou si aucun des animaux infectés dans son cheptel n’est né il y a plus de 11 ans;
Risque maîtrisé : si un pays peut démontrer qu’il se conforme aux mesures de sauvegarde recommandées et si les cas d’ESB chez les animaux de son cheptel nés dans les 11 dernières années ont été traités conformément aux mesures de l’OIE;
Risque indéterminé : si un pays peut démontrer qu’il se conforme aux mesures de sauvegarde recommandées et si les cas d’ESB chez les animaux de son cheptel nés dans les 11 dernières années ont été traités conformément aux mesures de l’OIE;

Vous trouverez plus d’information sur l’ESB en visitant les sites ESBinfo.ca et BSEinfo.org.

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Génétique et races bovines

Le climat plus froid au Canada contribue à la production de viande de boeuf bien persillée et tendre. Les races bovines du genre Bos Taurus développées dans les climats tempérés (plus froids) devaient être capables de conserver leur chaleur. Une meilleure aptitude à accumuler de la graisse aide un animal à se garder au chaud. Les races développées en Grande-Bretagne (comme Aberdeen Angus, Hereford et Shorthorn) et sur le continent européen (Charolais et Simmental, par exemple) possèdent une aptitude naturelle pour produire des particules de gras interstitiel (persillage). Ce caractère est particulièrement reconnu chez les races anglaises. Selon les plus récentes statistiques dont on dispose (2005), plus de 60 % des bovins pur sang au Canada sont d’origine britannique.

Naturellement, les races développées pour produire de bons résultats sous les climats tropicaux (plus chauds) ne retiennent pas les dépôts de gras et leur viande n’est donc pas persillée. Les bovins développés dans les tropiques sont du genre Bos indicus et portent une bosse caractéristique sur leurs épaules. Le zébu développé en Afrique est un exemple de bovin Bos indicus.

Dans le sud des É.-U., où l’aptitude à supporter la chaleur et à résister aux maladies était un atout, plusieurs races issues du zébu ont été développées, dont l’American Zebu, l’American Brahman, le Brangus, le Santa Gertrudis, le Beefmaster et le Barzona. De nos jours, une part importante des bovins abattus aux É.-U. descendent du genre Bos indicus. Le cheptel canadien ne contient aucun bovin Bos indicus – tous les bovins de boucherie du Canada proviennent de races anglaises et européennes qui présentent un meilleur persillage.

« Le climat canadien a été un facteur de sélection naturelle en faveur du boeuf plus persillé », affirme Herb McLane, vice-président exécutif du Canadian Beef Breeds Council. « Les producteurs de bovins de boucherie canadiens veulent des animaux qui survivent aux rigueurs de nos hivers et qui présentent les aptitudes maternelles nécessaires pour prendre soin d’un veau au cours des tempêtes de neige qui s’abattent occasionnellement sur nous tard au printemps. Les races anglaises et européennes sont capables d’offrir de bons résultats dans nos conditions et, en plus, elles sont bien persillées. »

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Vache-veau

La production de boeuf débute sur les exploitations vache-veau, où sont élevés les veaux destinés à l’industrie. Le gros des naissances est synchronisé avec le printemps, c’est-à-dire quand l’herbe a commencé à pousser. Sur la plupart des fermes, tout le cycle de la production vache-veau se déroule à l’extérieur. Les vaches sont gardées au pâturage où elles broutent et allaitent leurs veaux jusqu’au sevrage.

Les veaux nés au printemps sont sevrés à l’automne. Ils passent ensuite tout l’hiver à l’extérieur, soit au pâturage, soit dans un parc d’engraissement, où on leur sert une ration à base de fourrages. Cette étape s’appelle la semi-finition. Au cours de la semi-finition, les bovins peuvent recevoir du grain afin d’optimiser leur gain de poids.

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Finition en parc d’engraissement

Cattle CoralVers l’âge de 9 à 11 mois, c’est-à-dire lorsqu’ils atteignent un poids d’environ 400 kg, les bovins sont habituellement placés dans un parc d’engraissement, où ils sont nourris jusqu’à leur poids d’abattage, soit approximativement 600 kg. À leur arrivée au parc d’engraissement, les bovins reçoivent une ration composée principalement de fourrages (herbes et autres végétaux); par la suite, la teneur en grain de la ration augmente progressivement jusqu’à 90 %. Le passage vers l’alimentation au grain se fait progressivement pour éviter les problèmes de digestion.

Les parcs d’engraissement sont presque toujours à ciel ouvert (certains parcs d’engraissement dans l’est du Canada sont couverts pour protéger les bovins des fortes chutes de neige) et les animaux ont suffisamment d’espace pour se déplacer. Les bovins ont accès en toute liberté à l’eau et aux aliments, directement dans le parc.

La principale raison pour laquelle on sert du grain aux bovins est que cela favorise la production de viande tendre et persillée, avec la couche de gras blanc et ferme si recherchée par les consommateurs. Au Canada, on sert généralement du maïs et de l’orge aux bovins de finition. Cette pratique d’alimentation procure aux producteurs de grains des débouchés pour leurs cultures qui auraient souffert du froid, de la sécheresse ou d’autres conditions défavorables.

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Céréales fourragères de haute qualité

An Abundant Supply of Feed for Cattle Production
Le Canada produit chaque année plus de 50 millions de tonnes métriques de grain, dont de l’orge, du blé et du maïs.

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Transformation du boeuf

Le Canada a produit environ 830 millions de kg de boeuf en 1970 (incluant les exportations d'animaux vivants pour l’abattage). En 2004, la production a atteint 1,47 milliard de kg, soit une baisse d’environ 9,5 % (puisque aucun bovin vivant n’a été exporté) par rapport à 2002. Grâce à la reprise des exportations de bovins vivants et à l’augmentation des abattages au Canada, la production canadienne a grimpé à 1,62 milliard de kg en 2006. La production bovine au Canada a donc enregistré une augmentation de 96 % au cours des 36 dernières années.

Une nouvelle compétitivité internationale s’est installée au sein du secteur de la transformation du boeuf au Canada. Une restructuration continuelle de l’industrie a donné naissance à de nouvelles entreprises revigorées, dont les capacités de production et l’efficacité sont accrues. Plus de 3,89 millions de têtes de bovins ont été transformées par les entreprises canadiennes en 2004. Les entreprises d’un océan à l'autre continuent à investir pour augmenter leur capacité de transformation et améliorer la qualité des produits. On a calculé que 3,4 millions de têtes ont été transformées au Canada en 2005. Au cours des cinq prochaines années, le volume des exportations vers l’Asie et le Mexique continuera à grimper, compte tenu de l'accroissement de la capacité de production de l’industrie canadienne.

En plus d’accroître leur capacité de production, les entreprises ont aussi investi dans la technologie. De plus grands réfrigérateurs sont installés pour permettre un refroidissement plus long et plus profond des carcasses avant le découpage. Les muscles atteindront ainsi une plus basse température, ce qui prolongera leur durée de conservation. En plus de mieux contrôler la température au cours de toutes les étapes de la transformation et du transport, les entreprises procèdent à une réévaluation de leur système d’exploitation, afin de réduire le nombre de bactéries. Parce qu'ils ont incorporé des protocoles de surveillance et de test complets, dans le cadre du système d’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP), les transformateurs de boeuf canadiens produisent une gamme de produits alimentaires plus sains et plus stables.

Le Canada développe aussi une expertise dans le secteur des produits de boeuf à valeur ajoutée. Nous sommes en mesure de surtransformer les produits de viande, tout en permettant à nos clients internationaux d’accroître leurs profits. L’industrie des viandes du Canada a la chance de compter sur une main-d’oeuvre jeune, motivée, éduquée et très compétente. Nos employés de production sont parmi les plus productifs et les plus efficaces au monde. Les salaires payés au Canada sont en outre très concurrentiels, par rapport aux normes internationales. Notre industrie est capable d’utiliser du boeuf ordinaire et de le valoriser par le parage, le vieillissement, la mise en forme et la découpe en portions. Les transformateurs de boeuf canadiens peuvent fournir des produits de boeuf « prêts à griller » et offrant 100 % de rendement, ce qui vous permet d’économiser sur les frais de transport, les taxes à l’importation et les coûts de main-d’oeuvre spécialisée.

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Développement de l’industrie

À la suite des interventions de restructuration réalisées dans le marché Canada/É.-U., le commerce a considérablement augmenté dans les deux directions, le Canada accumulant un important surplus commercial en ce qui a trait aux bovins et au boeuf.

Compte tenu de l’augmentation continuelle du nombre de bovins au Canada et du modeste potentiel de croissance pour les produits de boeuf sur le marché canadien, le commerce devient un élément important. Il n’est possible de soutenir cette croissance que par une croissance de la demande pour des produits de boeuf de haute qualité.

Cheptel bovin du Canada
Cheptel bovin du Canada

Grâce aux récents investissements qui ont permis d’accroître sa capacité d’abattage, l’industrie bovine canadienne est bien positionnée pour répondre aux exigences d’importation du marché des É.-U.

Capacité d’abattage au Canada
Capacité d’abattage au Canada

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